Le parti d’extrême droite est en tête des intentions de vote à l’approche des deux scrutins régionaux de septembre, en Saxe-Anhalt et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Retour sur le projet populiste de l’AfD, dont certains axes, en particulier l’immigration, questionnent quant à leur faisabilité réelle.
Ulrich Siegmund (à droite), tête de liste de l’AfD en Saxe-Anhalt, prend la parole lors d’un rassemblement du parti d’extrême droite organisé autour d’un barbecue. MATTHIAS BEIN/DPA PICTURE-ALLIANCE VIA AFP
L’AfD (Alternative pour l’Allemagne) est bien partie pour renforcer son assise régionale. Le parti d’extrême droite, qui capitalise sur l’attentat islamiste commis lors de la marche des fiertés de Berlin et le laborieux remaniement gouvernemental de fin juillet, caracole en tête des intentions de vote en Saxe-Anhalt et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, deux anciens Länder de la République démocratique allemande (RDA). Deux scrutins sont prévus, respectivement les 6 et 20 septembre, et pourraient connaître une issue historique : jamais une formation d’extrême droite n’a dirigé un Land depuis 1945 et la fin du IIIe Reich.
Avec plus de 40 % d’intentions de vote en Saxe-Anhalt, l’AfD pourrait même gouverner seule si ses concurrents échouaient à franchir la barre des 5 %, le seuil nécessaire pour siéger au parlement régional. En Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, les sondages lui donnent un score avoisinant les 35 %, c…
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