Marine Le Pen veut réserver l’accès aux logements sociaux aux Français. Mais cette « priorité nationale » peut-elle résoudre la paupérisation du parc social ? D’autres perspectives existent, comme celle de rendre les HLM aux salariés modestes et aux travailleurs essentiels, quelle que soit leur nationalité.
La loi SRU, qui impose des quotas de HLM aux communes, a permis de mieux répartir l’offre.
GILE Michel/SIPA
Article abonné
Publié le 28/09/2026 à 8:00
Marine Le Pen veut réserver l’accès aux logements sociaux aux Français. Mais cette « priorité nationale » peut-elle résoudre la paupérisation du parc social ? D’autres perspectives existent, comme celle de rendre les HLM aux salariés modestes et aux travailleurs essentiels, quelle que soit leur nationalité.
En meeting à Hénin-Beaumont le 13 septembre, Marine Le Pen a consacré un bon quart d’heure de son premier discours de campagne au logement, qui sera « au cœur » de son projet présidentiel si elle est élue. Elle a rappelé, à raison, qu’il représente, avec l’énergie, « au bas mot un tiers du budget des ménages » et qu’il est la clé de l’autonomie et de l’accès à l’emploi. Le logement est aussi la base du « projet de vie » de chacun : « Devenir propriétaire, avoir son chez-soi et pouvoir, un jour, le transmettre à ses enfants. » Une aspiration de plus en plus contrariée : le taux de propriétaires recule depuis quelques années, autour de 57 %, contribuant au sentiment que l’ascenseur social est bloqué.
Par Ève Szeftel