À Paris, le pape a rendu hommage aux prêtres massacrés par les « septembriseurs » quelques jours avant la Convention, en 1792, pour ne pas avoir prêté serment à la Constitution civile du clergé. Une provocation papale en terre laïque ou la preuve d’un apaisement ?
Le pape Léon XIV lors de la messe qu'il a célébrée le 26 septembre 2026 sur la place de la Concorde, lors de son voyage apostolique en France.
ALESSIA GIULIANI/ Catholic Press Photo/IPA/SIPA
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Publié le 29/09/2026 à 12:00
À Paris, le pape a rendu hommage aux prêtres massacrés par les « septembriseurs » quelques jours avant la Convention, en 1792, pour ne pas avoir prêté serment à la Constitution civile du clergé. Une provocation papale en terre laïque ou la preuve d’un apaisement ?
Certains jugent osé le choix de la place de la Concorde pour la grand-messe de Léon XIV, le 26 septembre. Mais que dire du couvent et de l’église des Carmes, autre étape de la visite du pape américain dans la Ville lumière ! Car le lieu dont Robert Francis Prevost a foulé le sol après sa rencontre à l’Institut catholique de Paris (ICP) ce même samedi à 10 heures est celui des martyrs des massacres de septembre 1792. 191 d’entre eux, pour la plupart des prêtres « réfractaires » – le 12 juillet 1790, alors que la Constitution civile du clergé est adoptée par la Constituante, les prêtres qui refusent de prêter serment sont déclarés réfractaires –, furent béatifiés par l’Église il y a tout juste un siècle, en 1926.
Par Constance Colonna-Cesari