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Deux ancêtres fantômes se cachent encore dans notre ADN

Дата публикации: 27-09-2026 12:04:43

Notre génome conserve la trace de deux populations humaines disparues dont aucun ADN ancien n’a encore été séquencé. Une découverte qui brouille un peu plus l’image d’une évolution humaine en forme d’arbre bien ordonné. ...

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On sait déjà que notre génome porte les traces de rencontres avec d'autres humains aujourd'hui disparus. Les personnes vivant hors d'Afrique possèdent notamment une petite fraction d'ADN néandertalien, tandis que certaines populations d'Asie et d'Océanie ont également hérité d'ADN des Denisoviens. Dans ces deux cas, les chercheurs ont pu identifier ces héritages en les comparant à l'ADN extrait de fossiles. Mais comment retrouver la trace de populations dont aucun génome ancien n'a été récupéré ? C'est l'objet d'une nouvelle étude parue récemment dans Science.

Des chercheurs de l'Université de Californie à Berkeley ont identifié, dans l'ADN de personnes vivant aujourd'hui, des fragments hérités de deux lignées humaines inconnues. Ces découvertes reposent sur une méthode qui reconstitue l'histoire de portions du génome à partir de plus de 500 génomes modernes.

Deux lignées, deux histoires

La première lignée aurait croisé Homo sapiens en Afrique il y a plus de 50 000 ans, avant la grande dispersion de notre espèce hors du continent. Elle se serait séparée de notre lignée il y a environ 800 000 ans. Entre 0,5 et 1 % de notre génome proviendrait encore de cet ancêtre "fantôme".

La seconde lignée remonterait à environ 1,8 million d'années. Elle aurait transmis une partie de son ADN aux Denisoviens en Eurasie il y a plus de 200 000 ans. Ceux-ci l'auraient ensuite légué indirectement à Homo sapiens.

Une évolution en réseau

Et ces fragments d'ADN hérités de lignées aujourd'hui disparues ne seraient pas nécessairement inutiles. Certains se trouvent dans des régions liées à l'immunité et au métabolisme, suggérant qu'ils ont pu favoriser notre adaptation. Quoi qu'il en soit, ces résultats renforcent une vision de l'évolution humaine faite de séparations, mais aussi de métissages répétés entre populations d'homininés. Une histoire qui tranche avec l'image d'un arbre bien ordonné, dont Homo sapiens serait la branche finale.

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