OpenAI a célébré la semaine dernière le triomphe de ses intelligences artificielles, capables de résoudre en moins de quatre jours une équation (de Navier-Stokes) que des humains cherchent à résoudre depuis plus d’un siècle. Une victoire au goût amer pour la recherche humaine et, au-delà, pour ce qui fait le sel de notre existence : la passion, les échanges, le partage…
Tristan Buckmaster devant un tableau noir sur lequel il a tracé la chronologie des événements ayant conduit à l’annonce d’OpenAI, ainsi que l’évolution de ses propres recherches sur la résolution des équations de Navier-Stokes, à New York, le 9 septembre 2026. GRAHAM DICKIE/NYT-REDUX-REA
Au saut du lit, entre les miaulements du chat et le bourdonnement de la bouilloire, cette nouvelle arrive du poste de radio : une intelligence artificielle, développée par OpenAI, a réussi à résoudre l’équation de Navier-Stokes. Soit, apprend-on dans la foulée, un problème mathématique vieux de deux siècles, jusqu’ici hermétique à toutes les tentatives de résolutions humaines. En clair, une victoire de plus pour la machine, une nouvelle défaite pour l’Homme. « Pas de quoi en faire un fromage », a l’air de penser mon cerveau en rangeant l’info loin derrière « 23 °C en soirée, risque de pluie dans la journée, prends un parapluie ». On est en 2026 et de l’eau a coulé sous les ponts depuis l’effet waouh de la victoire aux échecs du supercalculateur d’IBM Deep Blue face à Kasparov.
En 1997, l’ordinateur, simple outil au service de l’humain, n’a rien d’un ennemi, et, même si l’intelligence artificielle est dans le viseur – lointain – des constructeurs, on salue encore sans frein le match du siècle « où un champion du monde affronte, par machine interposée, tous les humains qui …
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
OFFRE DE RENTRÉE
À partir de 2,99€/mois
S’abonner