La Belgique s’intéresse désormais à un constructeur italien pour acquérir des frégates FREMM EVO. ...
Où en est l'acquisition des nouvelles frégates belges ASWF ? Elles se font désespérément attendre. Les discussions avec les Pays-Bas dans le dossier des nouvelles frégates se trouvent dans une "phase critique", alertait il y a une semaine le ministre de la Défense Theo Francken.
Sous le gouvernement Michel, la Belgique et les Pays-Bas ont lancé un programme commun de renouvellement naval. La Belgique prend en charge l'acquisition de 12 chasseurs de mines (six pour chaque marine), tandis que les Pays-Bas sont responsables de quatre nouvelles frégates ASWF (deux pour chaque marine) destinées à la lutte anti-sous-marine. L'opération a été conçue sous la forme d'un partenariat avec les Pays-Bas, les Marines néerlandaises et belges fonctionnant de manière intégrée depuis plusieurs années.
Nos confrères de la VRT expliquent, ce mardi, que l'entreprise néerlandaise Damen devait participer à la conception et à la construction des frégates. La première frégate du programme devait initialement être livrée en 2027. Le calendrier a ensuite été repoussé à plusieurs reprises : une première unité était encore attendue en 2029, puis en 2033. Il s'avère que la conception détaillée définitive des navires néerlandais n'est toujours pas terminée. À ce stade, aucun calendrier de livraison ne peut être garanti par les Pays-Bas. Pour la Belgique, un scénario plus pessimiste évoque désormais une livraison pouvant aller jusqu'en 2036.
Pourtant, le temps presse : les frégates actuelles, le Leopold I et le Louise-Marie, arrivent en bout de course. Avec tous ces retards, le coût prévu pour les navires a presque doublé, passant de 600 millions à 1 milliard d'euros par navire.
Il serait désormais envisagé de se retirer de ce projet commun de plusieurs milliards d'euros, selon des sources de la VRT.
"À un moment, on n'aura plus de frégate, on risque de se retrouver avec un trou capacitaire", prévient le patron de la Marine belgeTheo Francken (N-VA) a donc lancé, en juillet, une nouvelle consultation du marché, explique encore la VRT. La marine a examiné 11 candidats potentiels. Le constructeur naval italien Fincantieri serait le constructeur privilégié. Il pourrait livrer à la Belgique trois frégates FREMM EVO d'ici 2030. De plus, le Portugal a déjà commandé ces frégates ce qui pourrait permettre de bénéficier d'économies d'échelle au niveau européen et faire baisser le coût, écrivent encore nos confrères.
La Marine belge espère récupérer une frégate d'ici à l'automne en vue d'un déploiement en mer RougeIl s'agit d'un navire de 6700 tonnes disposant de deux hangars, l'un pour un hélicoptère NH-90 et un autre pour des drones navals. Le FREMM EVO est destiné à la lutte anti-sous-marine et dispose de 32 cellules pour des missiles.
Aucune décision n'a encore été prise, d'autant que se retirer du contrat avec les Pays-Bas compliquerait la coopération navale très étroite avec nos voisins.
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