Après moults rebondissements, on se dirige, vers une rencontre à huis-clos entre Saintes et les Girondins de Bordeaux. Un 3e tour de Coupe de France qui aura décidément posé de nombreux problèmes.
Publié le vendredi 18 septembre 2026 à 19h36
Après moults rebondissements, on se dirige, vers une rencontre à huis-clos entre Saintes et les Girondins de Bordeaux. Un 3e tour de Coupe de France qui aura décidément posé de nombreux problèmes.
Contre toute attente, le 3e tour de Coupe de France entre l'Entente Sportive de Saintes et les Girondins de Bordeaux aura bien lieu. Après avoir été décalé une première fois, du fait de problèmes liés au coût de la sécurité nécessaire, puis été menacé d'annulation pure et simple, il se tiendra ce dimanche à huis-clos en Saintonge. La fin d'un long feuilleton, au goût sûrement amer pour les Saintais.
Un flou de plusieurs joursL'Entente Sportive se réjouissait en effet, à l'origine, de la venue des Girondins. "Une rencontre exceptionnelle", proclamait ainsi le club amateur le 8 septembre dernier, cinq jours avant la date initiale de la rencontre. Très vite, le ton change : 24 heures plus tard, la rencontre est décalée au 20 septembre, du fait des épineuses questions de sécurité qui entourent la rencontre.
La préfecture de Charente-Maritime aurait en effet réclamé un dispositif de sécurité à près de 40 000 euros, que l'ES Saintes ne pouvait prendre à sa charge. S'en est suivie une longue incertitude, dont le comble fut atteint lors de la publication du futur adversaire du vainqueur de la rencontre au prochain tour de Coupe de France... Sans qu'on ne sache encore si la rencontre allait pouvoir se jouer.
Vers un huis-clos et une interdiction des supportersPas question pour autant d'admettre la défaite côté saintais : dans un communiqué publié jeudi en fin d'après-midi, le vice-président du club affirmait rejeter en bloc l'idée d'un forfait, "par respect pour ses bénévoles, ses joueurs et les jeunes licenciés de son école de football". A la lecture du texte, aucune option ne semblait fonctionner : ni un huis-clos, ni une délocalisation du match en Charente (rejetée par le préfet du département), ni à Bordeaux - un dialogue a eu lieu avec la mairie, mais sans que cela n'aboutisse.
Finalement, le préfet de Charente-Maritime Michel Prosic a signé plusieurs arrêtés vendredi en fin d'après-midi : le match se jouera à huis-clos. Le stade sera en outre inaccessible de "13h à 19h" selon la préfecture de Charente-Maritime, qui fait de la sécurité de la rencontre "une priorité absolue". Les services de l'Etat vont même plus loin : durant ces six heures, les abords du stade, de la gare et du centre-ville seront inaccessibles aux supporters arborant des signes distinctifs, qu'ils soient saintais ou bordelais. Une décision dont a pris acte la Ligue de Football de Nouvelle-Aquitaine, qui a dit "regretter que [la rencontre] doive se disputer à huis-clos".
Le vice-président de l' ES Saintes démissionneDans un communiqué publié ce vendredi soir, le vice-président du club saintais Johan Bernardin annonce qu'il a décidé de démissionner de son poste et qu'il en a informé la ligue de football. Johan Bernardin très amer qui avoue avoir vécu cet épisode comme "un échec personnel dans la mission que je m'étais fixé".
Quel avenir pour les Girondins en amateur ?Le match entre Saintes et le Girondins a toutefois cristallisé une question insoluble, qui pourrait planer longtemps sur le football amateur : comment accueillir Bordeaux si, en contrepartie, les clubs doivent financer un dispositif de sécurité à hauteur de plusieurs (dizaines de) milliers d'euros ? Relégué en division régionale, voire en district, les Girondins se déplacent en effet avec une cohorte supporters, dont plusieurs dizaines ou centaines d'ultras. De quoi rafraîchir les préfectures des départements concernés et remettre en question les capacités d'accueil des adversaires, aux moyens limités.
C'est précisément ce sur quoi la Ligue de Football de Nouvelle-Aquitaine tire la sonnette d'alarme ces derniers jours. Dans un premier communiqué publié jeudi, elle souligne ainsi que "le football réserve suffisamment d’incertitudes sur le terrain pour que l’issue d’une rencontre ne soit pas déterminée avant même son coup d’envoi par l’impossibilité administrative de la jouer". Tandis qu'après l'annonce de la décision de la préfecture de Charente-Maritime, elle appelle à "trouver une solution pérenne" concernant l'accueil des Girondins.
Recevez chaque jour l’essentiel de l’actualité locale.
Adresse e-mail (obligatoire)
Exemple : nom@email.com
En cliquant sur “s’abonner”, j’accepte que Radio France puisse m’adresser des emails (en fonction de mes abonnements) ainsi que suivre les ouvertures des messages à des fins de personnalisation des services, étant informé(e) que je peux refuser ce suivi à tout moment via un lien dans chaque message reçu. Le cas échéant, les choix déjà enregistrés par Radio France continueront de s’appliquer.
"Le match ne se jouera pas ce weekend" : la rencontre entre Bordeaux et Saintes fortement compromise
C'est une nouvelle étape dans l'imbroglio qui entoure la rencontre entre Saintes et les Girondins de Bordeaux, au 3e tour de la Coupe de France. Dans une vidéo publiée sur Facebook, le club saintais annonce que le match ne pourra pas se tenir ce dimanche.
Le 17/09/2026 à 18h38
La tenue du match du 3ᵉ tour, reporté au dimanche 20 septembre, n'a pas été confirmée par les autorités. Le club saintais ne peut pas assumer le coût d'organisation très élevé, lié à la venue d'ultras bordelais. Le temps presse et la décision de la préfecture se fait attendre.
Le 16/09/2026 à 19h14
Le match n'aura pas lieu ce samedi à Saintes. La préfecture estime que toutes les conditions ne sont pas réunies actuellement en termes de sécurité. La date du dimanche 20 septembre est évoquée. Avec du public ou à huis clos ? Rien n'est moins sûr. Le président saintais confie son amertume.
Le 09/09/2026 à 20h43