Villeneuve-sur-Lot a accueilli, ce jeudi 3 septembre, le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun. Une importante délégation, d’élus et de techniciens lot-et-garonnais, a accompagné sa déambulation à travers le cœur de...
Villeneuve-sur-Lot a accueilli, ce jeudi 3 septembre, le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun. Une importante délégation, d’élus et de techniciens lot-et-garonnais, a accompagné sa déambulation à travers le cœur de bastide, du quartier des Cieutat à l’ancien hôpital Saint-Cyr.
S’il ne lui reste qu’un peu moins de huit mois d’exercice, le ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun, a encore plusieurs chantiers devant lui. Si son projet de loi Relance Logement est sur de bons rails, c’est un sujet tout aussi important qui lui a valu d’arpenter les rues de la bastide de Villeneuve-sur-Lot ce jeudi matin.
Après une discussion à huis clos avec le maire Guillaume Lepers et quelques partenaires, le ministre Jeanbrun est allé rejoindre la délégation lot-et-garonnaise sur le parvis flambant neuf du théâtre Georges-Leygues. Des sénateurs à la députée, des agents aux techniciens des différents organismes liés au logement et à la rénovation urbaine, tous avaient à cœur de faire remonter au ministre les avancées, mais aussi les embûches rencontrées sur le terrain.
Du quartier des Cieutat au parvis Sainte-Catherine, autopsie des chantiersPassé le pavé et le bitume rénovés des allées Georges-Leygues, le ministre de la Ville s’est confronté aux premières avancées du vaste programme de requalification de deux îlots du quartier des Cieutat. Complexité de l’architecture du cœur de bastide, avis des Architectes des bâtiments de France, financement… de la création du jardin Trinchant aux démolitions de la rue du Général-Gouget, en passant par la rue de Paris et le parvis de Sainte-Catherine, les chantiers sont bel et bien lancés. Non sans difficultés.
Le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun a arpenté le cœur de bastide à travers ses différents chantiers.
DDM G.B.
Le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun a arpenté le cœur de bastide à travers ses différents chantiers.
DDM G.B.
Si le ministre vante les dispositifs mis en place ces dernières années ou mois, les techniciens de terrain ne manquent de mettre en évidence les difficultés à faire avancer les choses. « On a utilisé tous les leviers, mais on n’y arrive pas » peut-on entendre devant un immeuble du cœur de ville, en vente depuis longtemps… La rénovation des logements, des friches des centres-villes n’est pas un long fleuve tranquille.
Hôpital Saint-Cyr : le chemin est encore long… très longVincent Jeanbrun a pu s’en rendre compte en passant le portail du parc Saint-Cyr. Interloqué par la magnificence du lieu et de l’ancien hôpital en toile de fond, il n’a pas été déçu quand le maire-président Lepers, tout comme le patron de l’Établissement public foncier (EPF) de Nouvelle-Aquitaine lui ont détaillé les ressorts du dossier.
Le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun a arpenté le cœur de bastide à travers ses différents chantiers.
DDM G.B.
Le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun a arpenté le cœur de bastide à travers ses différents chantiers.
DDM G.B.
Visites nocturnes, squat, départs de feu… la situation de l’ancien hôpital n’est pas nouvelle. On pensait que la vente entre le Pôle de santé du Villeneuvois - propriétaire du bâti - et l’agglomération était actée, mais il n’en est rien. Le manque de visibilité pour l’EPF, à la manœuvre, bloque. « J'ai promis aux Villeneuvois de le sécuriser par tous les moyens pendant le mandat, même si j'ai toujours dit pendant la campagne électorale que ce serait peut-être compliqué d'en faire quelque chose tout de suite » avance le maire Guillaume Lepers. Rien que pour ce volet et la destruction de certains étages trop vétustes, le budget pourrait osciller entre 5 et 7 millions d’euros !
Là est tout le nœud du problème : sans pompe d’amorce financière, tous les acteurs et partenaires seront frileux sur un dossier aussi complexe que coûteux. C’est tout l’enjeu de cette visite ministérielle : que Villeneuve-sur-Lot soit parmi les 150 premiers territoires sélectionnés de la troisième génération du Programme national de renouvellement urbain. Un programme chiffré à 5 milliards d’euros. Mais pour ça, il faut un budget pour la nation. Le ministre Jeanbrun n’a pas manqué d’appeler à « la responsabilité » des parlementaires, sans qui les villes pourraient voir leurs projets geler jusqu’à… l’automne 2027.