Le chercheur français, ancien de Meta, n’hésite pas à remettre à leur place les entrepreneurs de la tech qui dirigent les géants de l’intelligence artificielle Anthropic et OpenAI et nous annoncent une « IA-pocalypse ». Le lauréat du prix Turing 2018 défend, lui, un modèle souverain.
Yann Le Cun, alors directeur de la recherche en intelligence artificielle chez Meta, en avril 2024 à Paris. ROMUALD MEIGNEUX/SIPA
Sciences-Po Paris a eu le nez fin en invitant Yann Le Cun, mercredi 16 septembre, à présenter sa vision de l’intelligence artificielle (IA) et de la recherche à des étudiants qui n’auront d’autre choix que de composer avec cette technologie qui bouleverse le monde. L’iconoclaste chercheur, longtemps directeur scientifique IA de Meta avant d’en claquer la porte pour fonder, en France, une entreprise plus conforme à ses valeurs et ses convictions scientifiques, AMI (pour Advanced Machine Intelligence), sait de quoi il parle.
Ce que les organisateurs n’avaient pas prévu, c’est que sa venue coïnciderait avec une séquence dantesque qui ne semble pas vouloir s’éteindre, depuis qu’un certain Jacob Coxon a clamé haut et fort sur X que ses deux ex-employeurs et leaders du secteur, Anthropic et OpenAI, « jouent à la roulette ru…
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