Lorsque, le 8 mai dernier, on a soufflé la première bougie du pontificat de Léon XIV, certains médias dissimulaient mal leur déception : après celui de François, marqué par des...
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CHRONIQUE. Près d’un an et demi après son élection, plus que des décisions spectaculaires, c’est un changement de style, de tonalité et de priorités que Léon XIV a apporté à l’Église.
Par Laurent Dandrieu Publié le 23 septembre 2026 à 18h00
6 min · lecture

Lorsque, le 8 mai dernier, on a soufflé la première bougie du pontificat de Léon XIV, certains médias dissimulaient mal leur déception : après celui de François, marqué par des gestes médiatiques incessants et des prises de position « disruptives » suscitant de violents débats dans l’Église, la première année du nouveau pape ne leur avait pas donné beaucoup de grain journalistique à moudre. De leur propre déception, ils en déduisaient celle des catholiques, vis-à-vis d’un début de pontificat qui leur paraissait atone : en un an, Léon XIV, croyaient-ils, n’avait pas réussi à imprimer sa marque – voire à « imprimer » tout court.
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Mais le triomphe populaire de son voyage en Espagne, en juin dernier, comme l’engouement des Français pour ce rendez-vous de septembre le rappelle : les attentes des fidèles ne sont pas celles des médias. Tout indique au contraire que la simplicité du pape, son humilité non feinte, son ton à la fois ferme et tranquille, l’alliage d’un style direct « à l’américaine » et d’une intériorité évidente ont su gagner les cœurs sans que Léon XIV ait eu besoin d’avoir recours à des annonces spectaculaires ou des déclarations choc.
De fait, si le Saint-Père a déjà réalisé plusieurs voyages (en Turquie et au Liban, en Afrique, à Monaco…) et publié deux textes importants, l’exhortation apostolique Dilexi te sur l’amour pour les pauvres et l’encyclique Magnifica humanitas sur l’intelligence artificielle, il n’a procédé à presque aucune nomination stratégique, créé aucun nouveau cardinal ni pris de décision sur les sujets brûlants, à commencer par le dossier traditionaliste.
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