Dans le droit fil du mouvement national organisé ce 22 septembre, les personnels du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Montpellier (Crous) ont manifesté ce mardi 22 septembre. Aux conditions de...
Dans le droit fil du mouvement national organisé ce 22 septembre, les personnels du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Montpellier (Crous) ont manifesté ce mardi 22 septembre. Aux conditions de travail jugées dégradées, au manque de personnel est venue s’ajouter la mise en place du repas à un euro sans moyens supplémentaires provoquant un engorgement sans précédent des restaurants universitaires.
"Le repas à un euro pour les étudiants est une bonne mesure de l’État. Mais il n’y a pas mis les moyens et cela a créé un service pas ou mal rendu", ne peut que constater au quotidien, Luc. Secrétaire départemental FO SR 34 et personnel du Crous et comme ses quelque six cents collègues salariés du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires de Montpellier (qui compte aussi les sites de Perpignan et Nîmes), il a manifesté ce 22 septembre comme quelque soixante-dix de ses collègues montpelliérains.
"Ils n’ont pas que ça à faire, ils ont des cours !"Et à l’instar des vingt-six autres centres régionaux. Puis d’embrayer en nourrissant son postulat avec ce phénomène observé depuis le lancement de cette mesure : "Actuellement, il y a des files d’attente intenables, entre quarante-cinq minutes et une heure. C’est énorme ! Ils (les étudiants, NDLR) n’ont pas que ça à faire, ils ont des cours !".
"L’équipe du soir tourne avec quatre à cinq contrats à durée déterminée (CDD). Le reste, ce sont des étudiants…""Ici le soir, nous servons désormais 2 400 repas. Et le plus gros service depuis la rentrée a été de 3 800 sur une journée au lieu de 450 et avec quasiment le même nombre de personnels. Soit trois en caisse, quatre au service, trois autres à la plonge, deux pour regarnir les vitrines et le cuisinier. Alors que, au minimum, il faudrait quatre personnes supplémentaires", raconte Marie, l’une des salariées contestataires. Et d’embrayer : "L’équipe du soir tourne avec quatre à cinq contrats à durée déterminée (CDD). Le reste, ce sont des étudiants… Et s’il y a un souci, c’est le responsable des CDD qui prend".
Cela alors que la ville recense quatre restaurants universitaires (Triolet, Vert-Bois, Boutonnet et Richter) et dix-sept cafétérias. Quid des vingt postes annoncés pour la région ? "Il y en a eu un demi à Richter, deux autres à Triolet, c’est tout. Les autres, ce sont des CDD et des jobs étudiants", précisent Franck et Cyril. Lesquels constatent aussi, depuis un certain temps, des conditions de travail dégradées, une gestion humaine verticalisée et d’évidents manques de moyens humains, matériels et financiers.
"J’ai trente-deux ans de Crous et cela va de plus en plus mal", poursuit Marie. Preuve ? "C’est la première fois que nous manifestons en intersyndicale (FO, CFDT, CGT, Sgen, NDLR). Parce que tous les personnels, on se bat vraiment pour les étudiants mais nous n’arrivons plus à répondre à leurs demandes", lâche Cathy, dans un discours ou le fatalisme le dispute au dépit.