La directrice générale de l’association Rura milite pour sensibiliser aux inégalités territoriales subies par la jeunesse des bourgs et campagnes.
A 37 ans, Salomé Berlioux a aujourd’hui vécu « plus longtemps à Paris qu’à la campagne ». PATRICE NORMAND/LEEXTRA VIA OPALE.PHOTO
Pour aller plus loin
En novembre dernier, quand Salomé Berlioux a reçu les insignes de chevalier de l’ordre national du Mérite des mains d’Emmanuel Macron, son regard s’est posé sur ses jumeaux de 4 ans, qui déambulaient sous les lambris de l’Elysée. Et elle a pensé : « C’est sûr qu’on n’aura pas la même vie… » Effectivement, les deux petits Parisiens ne seront pas condamnés à « s’arracher » à leur famille et à leur terre natale pour pouvoir s’engager dans des études supérieures. Et ça fait toute la différence.
Salomé Berlioux, qui se définit comme une « transfuge géographique », a été profondément marquée par l’exil forcé qui l’a conduite à quitter, à tout juste 18 ans, la petite ville de l’Allier qui l’a vue naître et grandir. Et par le choc ressenti à son arrivée à Sciences-Po, où « l’aisance sociale et…

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