Entre 600 et 800 personnes ont dû fuir l’incendie des Hautes Fagnes. ...
Des ambulances, des camions de la Croix-Rouge… Vers 17h, ce samedi 15 août 2026, une drôle d'ambiance régnait au centre sportif de Malmedy. Il faut dire qu'il est réquisitionné pour accueillir des gens qui ont dû être évacués des villages, Sourbrodt et Bütgenbach, situés à proximité de l'incendie qui ravage les Hautes Fagnes.
"On sentait que le feu arrivait tout doucement" : le témoignage de Benoît Capron, évacué de SourbrodtParmi eux, on retrouve Benoit Capron, qui est arrivé avec sa compagne, ses enfants, sa belle-mère et un ami. "Il était venu chez nous pour assister au baptême de notre fils qui devait avoir lieu demain. Mais vu les circonstances, il n'aura pas lieu."
Le centre sportif de Malmedy s'est transformé en centre d'accueil. ©EDAFatalement, le moral n'est pas au beau fixe. "On est quand même un peu inquiet. On n'a pas de nouvelles." Mais avant de devoir partir de chez lui, il sentait que le danger se rapprochait. "On sentait que le feu arrivait tout doucement", explique celui qui habite rue de la Roer. Mais pour l'instant, ils ne savent pas faire grand-chose. "On attend. Mais c'est un stress."
Direct incendie dans les Fagnes : 2700 hectares partis en fumée depuis le début de l'incendie, la Flandre "prête à apporter son aide""Le ciel était orange, des cendres sur la voiture" : Pierre raconte son évacuationPierre Ringoet, son épouse et Thaï, leur chien, aussi de Sourbrodt, ont aussi dû plier bagage. "On est resté collés aux informations. Hier après-midi, on a vu que ça devenait catastrophique. Le ciel était orange. On sentait bien que ça se passait assez mal. Il y avait des retombées de cendres sur la voiture." Et ce samedi après-midi, ce qu'ils redoutaient est arrivé. Ils ont été évacués. "La tension retombe un peu, mais on est encore assez stressés."
Pierre et Thaï ont trouvé refuge au centre sportif de Malmedy. ©EDAParmi les personnes hébergées au hall omnisports, on retrouvait aussi un professeur et ses élèves d'une école de danse de Bredene, qui logeaient dans un gîte des environs. "On a contacté la police pour savoir si on pouvait encore rester, explique Josué Verbeke. Ils nous ont rappelés et nous ont dit qu'il valait mieux évacuer." Mais pour eux, le séjour au centre sportif aura été de courte durée. Le soir même, ils reprenaient le train en direction d'Ostende.
Les élèves de l'école de danse repartaient le soir même. ©EDATous ces réfugiés peuvent aussi compter sur une belle solidarité. "On a entendu un appel à aider les sinistrés, commente Thomas, venu avec sa compagne, qui habitent aussi à Malmedy. Alors, on a décidé de les soutenir et de leur apporter à manger." Dans son sac, on retrouve des pâtes, du riz, du café, des céréales, de la confiture… "On n'a pas facile, mais il y en a qui sont encore plus en difficulté que nous."
Benoît et sa compagne tenaient à apporter leur aide aux sinistrés. ©EDACe centre d'accueil, il a été mis en place par la Croix-Rouge. "Entre 600 et 800 personnes ont été évacuées", commente Emmanuel Tonneau, coordinateur psychosocial. Bon nombre d'entre elles se sont directement rendues chez des proches, "mais en cas de besoin, on peut dédoubler notre capacité d'accueil. Un autre espace est prévu un peu plus loin à Malmedy." Mais dans un premier temps, environ 200 lits sont installés au niveau du centre sportif. "On propose aussi aux gens de la nourriture, à boire, et un accompagnement psychosocial en cas de besoin."
Le centre sportif de Malmedy s'est transformé en centre d'accueil. ©EDA
Le centre sportif de Malmedy s'est transformé en centre d'accueil. ©EDA
Le centre sportif de Malmedy s'est transformé en centre d'accueil. ©EDA
Le centre sportif de Malmedy s'est transformé en centre d'accueil. ©EDAPour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.