Вход на сайт

Просмотр новости

Найдите то, что Вас интересует

"Sans aide du gouvernement, c’est impossible": les agriculteurs wallons face au risque climatique

Дата публикации: 17-08-2026 15:10:40

En Wallonie, la Fédération wallonne de l’agriculture (FWA) réclame l’accélération d’un dispositif bien précis, déjà d’application en Flandre. ...

Основное содержимое страницы с новостью.

L'été 2026 met une nouvelle fois les agriculteurs européens à rude épreuve. Les vagues de chaleur, la sécheresse prolongée et les incendies à répétition fragilisent les cultures et font craindre des récoltes nettement inférieures aux attentes dans plusieurs régions. Dans le sud de l'Allemagne, les agriculteurs tirent la sonnette d'alarme : les récoltes sont faibles, voire nulles pour certaines cultures, comme les céréales, par exemple.

Alors qu'il y a eu très peu de précipitations sur ces terres agricoles depuis le début de la saison, certains pays mettent en place des dispositifs d'aide. En France, par exemple, le gouvernement réfléchit à la mise en place de "prêts sécheresse" pour permettre aux agriculteurs ayant perdu le fruit de leur travail de faire face à leurs difficultés financières.

En Wallonie, la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA) réclame, quant à elle, l'accélération d'un autre dispositif, déjà d'application en Flandre.

Le gouvernement français envisage un prêt "sécheresse" pour les agriculteursUne perte de "calibre"

"On espère qu'il pleuve", lance d'emblée Lucie Darms, conseillère climat à la FWA. "S'il pleut de manière régulière d'ici à la récolte, on pourra peut-être s'en sortir…", continue-t-elle.

Mais dans les faits, les conséquences de la sécheresse ne se traduisent pas uniquement par une diminution des rendements. Elles affectent aussi la qualité et le calibre des récoltes. La fédération affirme dès lors que, cette année, environ 43 % des pommes de terre sont considérées comme étant de "gros calibre", contre 83 % l'année dernière. Une différence considérable qui illustre les difficultés rencontrées par les tubercules pour se développer correctement lorsque l'eau vient à manquer.

guillement

"Mais sans aide du gouvernement, il est impossible pour les agriculteurs de payer ces assurances"

Pour les betteraves, une diminution d'environ 20 % du rendement est actuellement estimée. Une baisse qui reste toutefois limitée grâce aux bonnes conditions rencontrées au printemps, qui avaient permis aux cultures de bien démarrer les récoltes.

Le maïs est, lui aussi, particulièrement exposé. Les pertes pourraient être relativement importantes, mais sont très variables d'une parcelle à l'autre. La fédération estime donc actuellement, avec prudence, entre 20 et 30 % de pertes en moyenne. Certaines parcelles, qui ont bénéficié de davantage d'eau au mois d'août, pourraient limiter les pertes à environ 10 %, tandis que celles ayant souffert d'un manque d'eau plus important pourraient atteindre 40 % de pertes.

Pourquoi les revenus des agriculteurs wallons restent si fragilesUne assurance "multirisque"

Pour Lucie Darms, la réponse aux aléas climatiques ne peut toutefois pas se limiter à des aides ponctuelles accordées après chaque catastrophe, comme ce que l'on voit en France par exemple.

"Cela fait longtemps que nous nous posons la question de comment aider les agriculteurs par rapport au dérèglement climatique de manière générale, autant concernant les sécheresses que les inondations. Nous aimerions que le gouvernement se positionne pour une assurance multirisque climatique", explique la conseillère.

Le raisonnement de la FWA s'appuie notamment sur l'évolution des risques auxquels sont confrontées les exploitations. Car si les difficultés actuelles sont liées au manque d'eau, il y a quelques années à peine, certaines exploitations wallonnes étaient confrontées à l'excès inverse. Pour rappel, les inondations de juillet 2021 avaient causé des dégâts considérables dans plusieurs régions de Wallonie.

Cinq ans après les inondations meurtrières en Wallonie, un cadre juridique associant assureurs et Régions se profile enfin à l'horizon

"On veut plutôt trouver des solutions sur du long terme, et donc ce système assurantiel nous paraît une meilleure idée", continue Lucie Darms. "Mais sans aide du gouvernement, il est impossible pour les agriculteurs de payer ces assurances". La conseillère affirme toutefois que la mise en place de ce système reste difficile.

Du côté du cabinet de la ministre wallonne de l'Agriculture, Anne Catherine Dalcq (MR), on affirme toutefois que face à la multiplication des épisodes météorologiques extrêmes "différents outils de gestion des risques sont à l'analyse". Le cabinet affirme également bien analyser ce système d'assurance "en tenant compte de leurs limites".

La Flandre a déjà franchi le pas

Mais de l'autre côté de la frontière linguistique, les agriculteurs flamands, eux, peuvent déjà bénéficier de ce type d'assurance.

En effet, depuis le 1er janvier 2020, le gouvernement flamand aide les agriculteurs à se protéger contre les risques liés au climat grâce à une subvention. L'agriculteur peut ainsi souscrire à une assurance auprès d'un assureur privé et payer une prime, que le gouvernement peut ensuite prendre en charge jusqu'à 65 %.

Toutefois, selon le cabinet de la ministre wallonne de l'Agriculture, les souscriptions diminuent chaque année, ce "qui invite à la prudence quant à l'évolution des coûts des primes, au niveau d'intervention publique et à la couverture effective des risques".

Le fonds des "calamités"

En Wallonie, toutefois, un fonds existe déjà appelé le "fonds des calamités agricoles". Celui-ci permet d'indemniser les agriculteurs lorsque leurs cultures sont dévastées ou que leur élevage est décimé à la suite d'une catastrophe naturelle.

Les agriculteurs attendent toujours que la ministre wallonne concrétise ses promesses : "Nous avons besoin du soutien des politiques"

Mais ce mécanisme fonctionne comme un dispositif d'indemnisation après sinistre. Il ne constitue donc pas une "assurance climatique classique" souscrite par un agriculteur avant la saison. Toutefois, le cabinet de la ministre affirme "travailler en parallèle à une réforme du fonds des calamités agricoles pour simplifier les procédures et les adapter aux réalités d'aujourd'hui". Reste à voir si un terrain d'entente pourra être trouvé.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.

Схожие новости

#Наименование новостиТональностьИнформативностьДата публикации
1“Le monde agricole est dans une période de grand stress”07.0624-07-2026
2Pourquoi les revenus des agriculteurs wallons restent si fragiles09.0725-07-2026
3 El Gobierno impulsa medidas urgentes para hacer frente a la crisis del sector agrario 06.3301-01-1970
4Forderungen an Politik: Bauern fordern mehr und schnellere Hilfen im Klimawandel07.0210-08-2026
5Молдавские фермеры грозят власти протестами, требуя помощи в связи с кризисом0003-01-2023
6Le gouvernement français envisage un prêt "sécheresse" pour les agriculteurs 08.0414-08-2026
7 Las comunidades autónomas valoran “positivamente” las ayudas del Gobierno a los sectores agrícola, ganadero y pesquero 07.1601-01-1970
8L'État encore mis en demeure, cette fois pour des problèmes avec le prélèvement de la TVA 06.5504-08-2026
9L’irrigation est-elle la seule solution pour les agriculteurs en proie à la sécheresse ?09.9709-08-2026
10La Région bruxelloise coupe dans une série d’aides: "De nombreux secteurs pourraient être impactés négativement par cette décision"07.6403-08-2026

Классификация: . Схожих патентов: 0. Схожих новостей: 10. Тональность: 0. Информативность: 9.37. Источник: www.lalibre.be.