Le fameux radar de chantier situé sur la RD 900 au nord de Perpignan, au niveau du croisement avec la RD 83 menant au Barcarès, a été retiré et déplacé hors du département le 1er juillet dernier.
Le fameux radar de chantier situé sur la RD 900 au nord de Perpignan, au niveau du croisement avec la RD 83 menant au Barcarès, a été retiré et déplacé hors du département le 1er juillet dernier.
Il était situé à un endroit stratégique. Entre Perpignan et Rivesaltes, sur une portion de la RD900 où la vitesse maximale autorisée passe de 110 à 90 km/h. Dans les semaines qui avaient suivi sa mise en service au niveau de l’échangeur avec la RD83 menant au Barcarès, en octobre 2025, le radar de chantier en question avait flashé jusqu’à 1 500 voitures par jour sur ce secteur jugé accidentogène.
Cependant, au début de ces vacances d’été 2026, le radar a soudainement disparu. "Il a été retiré le 1er juillet, conformément à ce qui était prévu, et a été déplacé hors du département", détaille la préfecture des Pyrénées-Orientales. "Il s’agissait d’un dispositif temporaire, mis en place afin d’évaluer si le respect de l’abaissement de la vitesse permettait de réduire l’accidentalité sur ce secteur."
En fin de compte, selon la même source, la mise en place du radar s’est accompagnée "d’une légère diminution du nombre d’accidents", mais "ce niveau reste supérieur à celui observé avant la modification de la voirie". En clair : avant la modification de l’échangeur entre la RD900 et la RD83, achevée en juillet 2025. Le Département, maître d’ouvrage de ce chantier qui avait coûté 2,2 millions d’euros, ne fait pas la même analyse : selon lui, une nette amélioration a notamment été constatée sur le secteur au mois de juin 2026.
Pour conclure, les services de l’État indiquent qu’ils n’excluent pas l’installation d’un radar permanent dans cette zone. Le Département s’y déclare également "techniquement favorable".