La canicule de juin 2026 établit de nouveaux records absolus en France, dépassant les épisodes de 2019 et se rapprochant de l’ampleur de celle de 2003. La chaleur devrait se maintenir jusqu’au week-end sur une grande...
La canicule de juin 2026 établit de nouveaux records absolus en France, dépassant les épisodes de 2019 et se rapprochant de l’ampleur de celle de 2003. La chaleur devrait se maintenir jusqu’au week-end sur une grande partie du territoire.
Depuis le 17 juin 2026, une vague de chaleur sans précédent depuis le début des relevés en 1947 frappe la France métropolitaine : mercredi 24 juin a été la journée la plus chaude jamais enregistrée dans l’histoire du pays, détrônant le mardi 23 juin, lui-même déjà entré dans les annales, selon l’analyse de l’AFP à partir des données de Météo-France.
Des chiffres sans précédent depuis 1947Sur un millier de stations météorologiques actives installées avant 2003, 278 réparties dans 54 départements ont enregistré des températures de 40 °C ou plus depuis le début de l’épisode, selon les données de Météo-France analysées par l’AFP. La seule journée du mardi 23 juin a vu 254 de ces stations atteindre ce seuil symbolique, faisant de cette date la journée la plus chaude de l’histoire de France — avant d’être elle-même dépassée par la journée du mercredi 24 juin.
Le record absolu de cet épisode est détenu par la station Paulin à Bordeaux, avec 44,6 °C le mardi 23 juin. Cette même station avait déjà atteint 43,3 °C le lundi 22 et 41,6 °C le dimanche 21. Des relevés de 44,3 °C ont également été mesurés dans les Landes, en Vendée et dans les Deux-Sèvres.
Une persistance inédite de la chaleur extrêmeCe qui distingue fondamentalement cette vague de chaleur de ses prédécesseurs, c’est la répétition des pics. Soixante-cinq stations météorologiques ont enregistré 40 °C ou plus à au moins trois reprises, dont Tortezais (Allier) et Montmorillon (Vienne), qui ont atteint ce seuil par quatre fois. En juillet 2019, seules 23 stations avaient connu trois jours à 40 °C ou plus — soit près de trois fois moins. En nombre absolu, l’événement actuel égale déjà les 284 stations ayant franchi les 40 °C lors de l’épisode de 2019, tout en le surpassant largement en fréquence et en durée.
Si le grand Ouest concentre les records absolus, l’ensemble du Sud de la France subit une chaleur intense et prolongée. Météo-France confirme que la canicule se poursuivra "jusqu’à au moins ce week-end sur une grande partie de la France", avec 40 à 42 °C prévus sur de nombreux départements.
L’indicateur thermique national a battu le 23 juin son record absolu depuis 1947, avec 29,8 °C de température moyenne nationale — avant d’être à nouveau effacé par la journée du 24 juin.