L’été approche à grands pas, et les festivals sont plus prisés que jamais. Pourtant, année après année, les organisateurs, en particulier les plus petits, sont en difficulté. Cela s’explique par la hausse des coûts et des problèmes structurels. Une redistribution des ressources, telle qu’elle est actuellement mise en place au Royaume-Uni, permettrait d’y remédier. En l’espace de 19 minutes, le Paléo Festival de Nyon a affiché complet cette année avec 210'000 billets vendus; le Gurtenfestival et l’Open Air de Saint-Gall ont eux aussi atteint des chiffres records ces dernières années. À première vue, le secteur des festivals semble se porter bien – mais les apparences sont trompeuses. Des structures fragiles C’est lors de festivals de petite ou moyenne envergure que les groupes se font une place dans le cœur du public – que ce soit au Hill Chill Festival de Bâle, au Festival des Arcs à Baden ou aux Georges à Fribourg ; c’est souvent là qu’ils débutent leur carrière avant de monter ...
Les petits festivals sont en grande partie organisés grâce au travail bénévole, comme c'est le cas du Waldstock Festival à Zoug.
Waldstock Festival
L’été approche à grands pas, et les festivals sont plus prisés que jamais. Pourtant, année après année, les organisateurs, en particulier les plus petits, sont en difficulté. Cela s’explique par la hausse des coûts et des problèmes structurels. Une redistribution des ressources, telle qu’elle est actuellement mise en place au Royaume-Uni, permettrait d’y remédier.
Ce contenu a été publié sur 01 juillet 2026 - 11:00
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Schweizer Festivals sind am Limit – wie geht’s weiter? original
En l’espace de 19 minutes, le Paléo Festival de Nyon a affiché complet cette année avec 210’000 billets vendus; le Gurtenfestival et l’Open Air de Saint-Gall ont eux aussi atteint des chiffres records ces dernières années. À première vue, le secteur des festivals semble se porter bien – mais les apparences sont trompeuses.
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Cinquième Suisse
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lire plus De la campagne bernoise à Londres, le parcours d’un entrepreneur suisse dans la musique Des structures fragilesC’est lors de festivals de petite ou moyenne envergure que les groupes se font une place dans le cœur du public – que ce soit au Hill Chill Festival de Bâle, au Festival des Arcs à Baden ou aux Georges à Fribourg ; c’est souvent là qu’ils débutent leur carrière avant de monter sur la scène principale du Gurtenfestival. Mais ce socle de la musique live vacille.
«Les petits festivals sont actuellement les plus vulnérables parmi nos membres», explique Fabian Mösch de PETZI, l’association suisse des clubs de musique et des festivals.
Cela s’explique par la fragilité de leurs structures : le travail est souvent bénévole, les coûts liés aux infrastructures, à la technique et aux cachets augmentent, et la relève a fait défaut en raison du coronavirus. Un été caniculaire ou des averses de grêle pour couronner le tout peuvent bien être la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Les clubs de musique sous pression«Les festivals sont une activité à haut risque», constate également Christof Huber, directeur de l’Open Air de Saint-Gall. Ici, les coûts totaux sont passés de 9 à 13 millions l’année dernière. En tant que président de l’association européenne des festivals Yourope, il observe un «appauvrissement» du paysage festif.
La hausse des prix ne touche pas seulement les festivals, mais aussi les clubs de musique. Alors que les coûts fixes augmentent, les recettes en espèces reculent de 30 à 40% dans de nombreux endroits. Le public y dépense moins d’argent, que ce soit en raison d’une moindre consommation d’alcool ou d’un budget plus serré. «Avec un besoin d’autofinancement de 80%, ce qui est le cas de nombreux clubs de musique, c’est une question de survie», explique Fabian Mösch.
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