Le principal risque pour les datacenters et l’IA, ce n’est pas la demande mais le changement climatique. D’après Allianz, 79% des capacité mondiale se situent dans des zones exposées à un risque élevé de catastrophes naturelles.
Le principal risque pour les datacenters et l’IA, ce n’est pas la demande mais le changement climatique. D’après Allianz, 79% des capacité mondiale se situent dans des zones exposées à un risque élevé de catastrophes naturelles.
L’IA fait peser un risque environnemental croissant, tout en consommant toujours plus de ressources en énergie et en eau. De quoi alimenter la contestation, aux États-Unis comme en France, et appeler à des politiques publiques comme en Ile-de-France.
Mais les infrastructures IA ne participent pas seulement au changement climatique. Elles en subissent également les conséquences et les risques, mesure une étude de l’assureur Allianz. Ces risques, les fournisseurs doivent en tenir plus compte dans la course à la construction de nouveaux centres de données.
62% de ressources de calcul en plus en 2030L’IA est à l’origine d’une nouvelle “vague d'investissements” aux dimensions mondiales. Allianz estime que les US et la Chine représenteront “environ 62% des nouvelles capacités mondiales ajoutées d'ici 2030.”
La compétition se joue aussi en Europe. “L’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Irlande devraient rester des marchés majeurs, mais une expansion plus rapide est probable en Espagne, en Finlande et au Danemark”.
En France, le gouvernement s’efforce également d’accroître l’attractivité du territoire et de son énergie nucléaire. Cependant, l’accès à l’électricité n’est pas l’unique paramètre à prendre en considération pour les porteurs de projets.
79% de la capacité dans des zones à risque élevé“Les principaux risques liés au déploiement des infrastructures d'IA sont de plus en plus d'ordre opérationnel plutôt que liés à la demande”, prévient l’assureur. Aux freins tels que la monétisation de l'IA ou la régulation s’ajoutent “les risques climatiques physiques croissants”.
Le rapport estime à environ 79% “la capacité mondiale des centres de données déjà implantée dans des zones exposées à un risque élevé de catastrophes naturelles.” Dans cette part, 54% se situent dans des zones soumises à un stress chronique lié à la chaleur et à la sécheresse.
“Bon nombre des marchés d’infrastructures d’IA qui connaissent la croissance la plus rapide figurent également parmi ceux qui sont les plus exposés aux aléas climatiques”, notent encore les actuaires d’Allianz.
Paradoxe pour les investisseurs, les facteurs d’attractivité se conjuguent de plus en plus avec “exposition climatique plus élevée.” Les US ont pour eux abondance des terrains, infrastructures existantes et disponibilité en énergie.
Risques aigus d’inondations, de feux de forêt et de vents violentsEn parallèle, ces territoires sont donc plus exposés aux risques aigus d’inondations, de feux de forêt et de vents violents. 86% des capacités y sont exposées. En Asie-Pacifique, ce sont 89% des capacités qui sont concernées par le stress chronique lié à la chaleur et à la sécheresse.
Sur un plan strictement commercial cette fois, l’infrastructure IA représente donc un marché en développement pour les assureurs. Il pèse aujourd’hui 11 milliards de dollars. En 2030, ce devrait être plus de 24 milliards.
En termes de coûts, ce sont les incendies (59%) qui causent le plus de dommages aux datacenters, observe Allianz. En valeur, les feux supplantent très largement les catastrophes naturelles (12%) et les actes intentionnels (10%).