Вход на сайт

Просмотр новости

Найдите то, что Вас интересует

"Je n’hésite pas à signaler au roi Philippe et à la reine Mathilde quand ils doivent plus sourire. C’est mon rôle…"

Дата публикации: 08-08-2026 09:45:00

Vlad VDK travaille comme photographe aux Affaires étrangères. À ce titre, il prend régulièrement des portraits des décideurs mondiaux ou de la famille royale. Sa mission la plus émouvante : la libération d’Olivier Vandecasteele. ...

Основное содержимое страницы с новостью.

Il fait partie de ces personnes de l'ombre dont le travail est exposé à la lumière. En tant que photographe des Affaires étrangères, Vlad VDK parcourt le monde et côtoie les plus grands décideurs avec pour objectif de "faire rayonner la Belgique". Le Bruxellois se confie sur ses missions, ses passions et ses reportages les plus marquants. Vlad VDK est l'" Invité du samedi".

En quoi consiste concrètement le travail de photographe aux Affaires étrangères ?

Les tâches sont diverses. Je participe aux visites d'État avec notre ministre, l'actuel étant Maxime Prévot, ou aux missions économiques, qui ont été reprises par la reine Mathilde. Je suis aussi présent lors des visites d'État "entrantes", c'est-à-dire quand la Belgique reçoit, comme ce fut le cas avec l'empereur du Japon en juin. Je réalise également des reportages en tout genre pour le département, nos partenaires, le Palais royal… Il arrive aussi que je mette en images nos diplomates, des collègues ou des collaborateurs.

Devez-vous faire rayonner la Belgique à travers vos photos ?

Exactement, c'est mon rôle en tant que fonctionnaire de l'État. J'ai eu l'occasion de le faire avec des personnalités comme Donald Trump, Barack Obama, Joe Biden et bien d'autres. Cela envoie un beau message visuellement.

La princesse Elisabeth, Barack Obama et le roi Philippe au palais royal de Laeken le 17 mars 2024La princesse Elisabeth, Barack Obama et le roi Philippe au palais royal de Laeken le 17 mars 2024 ©Vlad VDK

Quel est votre reportage le plus marquant ?

Au niveau de l'émotion, c'est la libération d'Olivier Vandecasteele, qui était détenu en Iran. Je suis en pleine mission économique au Sénégal lorsque je reçois la consigne de rentrer en Belgique. Une fois de retour, j'apprends que j'embarque aussitôt dans un nouvel avion, en direction d'Oman, pour aller rechercher Olivier Vandecasteele. Ma mission est simple : prendre une photo et l'envoyer avant de redécoller. À ce moment-là, mille questions me passent par la tête. D'autant que je sais que j'ai très peu de temps pour prendre la photo avant que l'avion ne reparte, que je ne peux pas sortir de l'appareil alors qu'il n'y a vraiment pas beaucoup de lumière à bord… Or, si j'utilise le flash, ça va aplatir l'image et supprimer ses traits. Je décide donc de le placer près de la porte de l'avion, pour profiter de la lumière extérieure.

Il vient à peine d'être libéré. Comment l'abordez-vous ?

Je lui propose une certaine familiarité en l'appelant Olivier et en lui demandant comment il va. Il me signale qu'il fait les photos avec plaisir et il sourit. Mais on voit que ce sourire lui fait mal, parce qu'il n'en a plus fait depuis un bon bout de temps. Je lui propose un endroit où se placer, pour profiter d'un super rayon de lumière, et de regarder vers l'extérieur. Cette photo résume sa liberté. Le fait qu'il soit debout apporte un côté rassurant, ce qui est important pour le storytelling. De l'avion, j'envoie une dizaine de portraits à mes supérieurs. Finalement, le Premier ministre de l'époque, Alexander De Croo, avec son cabinet et la famille d'Olivier Vandecasteele choisissent de diffuser une photo, en plan large.

La première photo d'Olivier Vandecasteele après sa libérationLa première photo d'Olivier Vandecasteele après sa libération ©Vlad VDK

Les soumettez-vous aussi à Olivier Vandecasteele ?

Oui. Il a demandé qu'une seule ne soit pas exploitée. Mais tout se fait extrêmement vite, car l'avion doit redécoller, il fait extrêmement chaud, il y a beaucoup d'émotion. Et puis, il ne faut pas le fatiguer vu ce qu'il vient de subir. Une fois que j'ai transféré la dizaine de portraits, ma mission est terminée.

Lorsque vous atterrissez en Belgique, votre photo est en Une de tous les sites d'information…

Je me doutais qu'elle allait être envoyée aux médias, accompagnée d'un message, mais je ne m'attendais pas à ce que le Premier ministre en fasse un tweet officiel. C'est gratifiant. Le gouvernement avait clairement besoin de cette preuve, de cette trace à envoyer rapidement. Et il avait été décidé que ça ne devait pas être une photo prise rapidement avec un téléphone. Il fallait que cette image exprime quelque chose de fort. Je n'ai pas le souvenir d'une telle approche du gouvernement pour d'autres dossiers.

Olivier VandecasteeleOlivier Vandecasteele ©Vlad VDK
Olivier VandecasteeleOlivier Vandecasteele ©Vlad VDK

Avec le recul, êtes-vous satisfait des clichés pris ce jour-là ?

Oui, parce que, dans un avion A400M, il n'y a pas mille choses à faire, malheureusement. Je ne pense pas que j'aurais pu mieux me débrouiller vu les conditions.

Vos collaborations avec les membres de la famille royale belge sont nombreuses. Vous choisissent-ils vous particulièrement ?

Les photographes sont choisis par le Roi et la Reine, en concertation avec leur cellule de communication. Je sais qu'ils apprécient mon style et qu'ils ont particulièrement aimé les shootings que j'ai faits pour eux à l'occasion des photos de famille à Noël et de l'anniversaire de la reine Mathilde. Et la Reine aime mon caractère : je suis franc, cool, très souriant. Je veille aussi à être très précis, à ce que les sessions soient minutées. Mais, avant cela, nous transmettons un "moodboard" à l'équipe de communication du Palais, qui en réfère aux souverains. Une fois qu'il est validé, tout roule, c'est un bonheur.

Cela signifie que, sur le lieu du shooting, peu de place est laissée à l'improvisation…

Oui, parce que le repérage a déjà été effectué. L'improvisation passe plutôt par la manière de les aborder, comme les faire rire parfois pour avoir une chouette image. Je veux qu'ils soient spontanés, comme ils sont vraiment. Et pour y arriver, ils doivent être en confiance. Y parvenir me rend heureux. Et puis, avoir comme "clients" le Roi et la Reine, ça me fait chaud au cœur. C'est une chance unique.

Philippe et Mathilde à l'occasion de leurs 25 ans de mariage.Philippe et Mathilde à l'occasion de leurs 25 ans de mariage. ©Vlad VDK

Vous permettez-vous de leur proposer des choses très originales ?

Oui, je leur suggère parfois des projets très colorés. Ensuite, c'est à eux de décider. Et je comprends lorsqu'ils s'orientent plutôt vers des choses plus classiques. C'est une famille royale quand même… Ce qui ressort de leurs choix, c'est leur côté très "famille". Et s'ils sont contents, je suis content aussi.

Une de vos séries avec la Reine, prise au Chili, a fait le tour des médias pour son côté glamour. Comment cela s'est-il passé ?

Nous étions au bon endroit, au bon moment : à 3000 mètres d'altitude, avec une lumière très particulière. Quand j'ai vu le rayon de soleil arriver sur le couple royal, j'ai prévenu mes collègues que j'allais me concentrer sur la Reine. Son foulard et la couleur orangée lui donnaient un aspect très hollywoodien. J'ai mitraillé jusqu'à avoir une série.

La reine Mathilde fête ses 53 ans ce mardi 20 janvier 2026.La reine Mathilde au Chili. ©Palais Royal / VLAD VDK
La reine Mathilde fête ses 53 ans ce mardi 20 janvier 2026.La reine Mathilde au Chili. ©VLAD VDK

Osez-vous donner des consignes au couple royal ?

Avant la première rencontre, je me demandais comment faire. L'équipe de communication du Palais et celle du protocole m'ont expliqué la façon dont je devais m'adresser à eux. Il n'empêche, j'étais stressé… Mais c'est mon rôle de leur donner des conseils lors du shooting. Donc je n'hésite pas à leur signaler quand ils doivent plus sourire, s'ils doivent être plus en interaction avec leurs interlocuteurs…

Vous avez aussi pris des portraits de la princesse Eléonore à l'occasion de ses 18 ans. La série mêle une photo classique, au bas d'escaliers en marbre, avec une plus naturelle dans le jardin. Pourquoi ces choix ?

Tout figurait dans le moodboard que nous avions remis au Palais. Pour ses 18 ans, on voulait donner un côté majestueux, d'autant que c'est la plus jeune des enfants. Mais on proposait aussi cette touche plus lifestyle, plus naturelle, dans une tenue estivale, avec le sourire. Eléonore était 100 % d'accord.

La Princesse photographiée par Vlad Vanderkelen pour ses 18 ans : une beauté déjà qualifiée de « it girl » par les presses espagnole et allemande, qui la voient comme l’une des prochaines personnalités les plus en vue du Gotha. Née le 16 avril 2008, Éléonore Fabiola Victoria Anne Marie est quatrième dans l’ordre de succession au trône de Belgique. Elle a deux marraines, la princesse Claire de Belgique et la princesse héritière Victoria de Suède, et un parrain, le comte Sébastien von Westphalen zu Fürstenberg, ami proche du couple royal.La princesse Eléonore photographiée pour ses 18 ans. ©VLADVDK
Ce jeudi 16 avril 2026, la princesse Éléonore de Belgique fête ses 18 ans.La princesse Eléonore photographiée pour ses 18 ans. ©Palais royal - VLAD VDK

En tant que fonctionnaire, devez-vous être vigilant aux projets photographiques que vous menez sur le côté ?

Je dispose d'une convention qui me permet de mener mes propres projets, mais ils font l'objet d'une discussion avec ma hiérarchie. Il n'y a jamais eu de couac. Il s'agit plutôt de portraits de people, d'acteurs, car j'aime beaucoup le cinéma.

Vous leur proposez des photos très stylisées, jouant sur les couleurs, les lumières, comme avec Jaco Van Dormael, Jacques Audiard, Benoît Delépine, les frères Dardenne

Oui, ils sont plutôt ouverts aux expérimentations. Avec certains, on s'amuse, on s'éclate. Mais tout doit aller vite quand même. Quand j'ai cinq minutes, c'est déjà beaucoup.

Jaco Van DormaelJaco Van Dormael ©VLAD VDK
Les frères DardenneLes frères Dardenne ©VLAD VDK

Beaucoup ? Mais c'est très peu !

Ce ne sont pas des shootings. Je les rencontre lors d'événements. Pour Pierre Niney, j'ai eu précisément 30 secondes. Avec François Cluzet : 22 secondes. Tout le matériel doit donc être en place au moment où l'artiste arrive. Le plus dur, c'est toujours l'attente, car il arrive que je patiente deux heures, pour ensuite n'avoir qu'une minute pour prendre les photos.

Certains sont-ils fermés à l'idée de photos plus originales ?

Pas fermés, mais ils doivent avoir été briefés avant. Il faut prendre en compte les caractères de chacun, l'ego aussi.

Quelle est la photo dont vous êtes le plus fier ?

Au niveau de l'émotion, ce sont celles d'Olivier Vandecasteele. Mais au niveau de mon affect, c'est un portrait de Viggo Mortensen, pris au Festival du film de Gand, parce que je suis fan de cet acteur. Une minute après avoir commencé les photos, l'attachée presse m'a signalé que c'était déjà terminé, mais Viggo Mortensen est intervenu en proposant qu'on continue. J'ai finalement eu cinq minutes. Ce moment restera gravé en moi.

Viggo MortensenViggo Mortensen ©Vlad VDK

Pourquoi avoir voulu devenir photographe professionnel ?

Mes parents étaient déjà fans de photos et, surtout, de vidéos. Mon père filmait tout avec sa caméra. J'ai donc baigné dans cette ambiance. Ensuite, j'ai réalisé des études de photographie en secondaire, puis un bachelier en cinéma et technique de l'image. En me lançant dans la vie professionnelle, j'ai effectué plein de commandes, mais déjà beaucoup de portraits. J'aime ce qui touche à l'humain, avoir de beaux smiles, des photos bien faites. Dans ma démarche, je veille à ce que les gens soient contents, comme lorsqu'ils redécouvrent des photos en feuilletant des albums.

Vlad photographe au service des affaires étrangères de belgique pour l'invité du samediVlad VDK ©cameriere ennio

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.

Схожие новости

#Наименование новостиТональностьИнформативностьДата публикации
1Les révélations de Clement, le fils illégitime du prince Laurent, sur leur relation08.2608-08-2026
2La princesse Amalia, héritière des Pays-Bas, dévoile la cicatrice de sa chute à cheval012.7814-08-2026
3Экс-депутат Рады объяснил отказ Киева забирать пленных из России111.3813-08-2026
4オランダ副首相兼国防大臣の当省訪問について01016-06-2026
5オランダ副首相兼国防大臣の当省訪問について01015-06-2026
6First photos 'of Putin's youngest son, six-year-old Vladimir Junior' are revealed - as it's claimed his private tutors earn $36,000 a month013.3115-08-2025
7Ярошенко поблагодарил власти и силовиков России за возвращение Виктора Бута0008-12-2022
8Володин сделал заявление о свободе в России01027-07-2026
9Экс-депутат Рады Олейник раскрыл, кого Зеленский стремится забирать из плена18.2213-08-2026

Классификация: Информация. Схожих патентов: 0. Схожих новостей: 9. Тональность: 0. Информативность: 7.58. Источник: www.lalibrebelgique.com.