Face au déclin de l’influence française au Sahel et en Afrique de l’Ouest, Paris mise sur les puissances anglophones. A Nairobi, le sommet Afrique-France des 11 et 12 mai doit acter cette diplomatie de “reconquête” du continent, loin des pesanteurs coloniales du passé.
Le président Macron, le 8 octobre 2021 à Montpellier, lors du Nouveau Sommet Afrique-France. DANIEL COLE/AP/SIPA
Sur le campus de Nairobi, la quiétude n’est troublée que par le vrombissement lointain des voitures et des matatus, ces minibus bariolés qui slaloment dans la capitale de façon anarchique, au rythme d’une sono poussée à fond. A l’ombre des arbres, en ce matin d’avril, une poignée d’étudiants ont le nez plongé dans des fiches ou les yeux rivés sur leur smartphone.
« Macron ? C’est le président français ? » hésite l’un d’eux, avec un sourireso poli. Le sommet Africa Forward qui, les 11 et 12 mai, doit réunir chefs d’Etat et gotha du business franco-africain ? « Jamais entendu parler. »
Au pied de la tour UoN, phare de verre bleu dominant la ville, la jeunesse u…

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