L’animateur du podcast « Legend », l’un des plus écoutés en France, prend la parole après la publication récente de trois enquêtes épinglant notamment ses méthodes managériales.
L’animateur du podcast « Legend », l’un des plus écoutés en France, prend la parole après la publication récente de trois enquêtes épinglant notamment ses méthodes managériales.

JOEL SAGET / AFP
Guillaume Pley, ici posant lors d’une séance photo à Paris, le 6 février 2026.
Dans la tourmente depuis la parution récente de trois enquêtes le ciblant, Guillaume Pley a fini par prendre la parole ce vendredi 7 août, pour se défendre et clarifier certains points.
En juillet, l’animateur du podcast Legend, l’un des plus écoutés en France, avait tout d’abord fait l’objet d’une enquête du Monde, dans laquelle étaient notamment mises en lumière une forme de management toxique de ses équipes, certaines de ses interviewes politiques jugées bien trop complaisantes, ou encore la monétisation opaque de son entreprise.
En début de semaine, c’est le youtubeur TPZ, suivi par 171 000 abonnés, qui dégainait une longue vidéo (1h21) sur sa chaîne, intitulée « Guillaume Pley : clap de fin d’une LEGEND ». Un temps retirée de YouTube pour une question de droits d’auteur à la demande d’un membre de l’agence représentant Guillaume Pley, celle-ci avait été remise en ligne mercredi. Elle évoque notamment, là aussi, les méthodes managériales parfois abruptes de Guillaume Pley avec ses équipes, durant sa carrière dans les médias.
Enfin, mercredi, ce sont Les Inrocks qui sortaient à leur tour une enquête sur l’animateur, mettant l’accent sur certains de ses comportements ambigus avec des mineures du temps de son passage à NRJ, ou encore la banalisation de propos racistes et sexistes au sein du média Legend.
Dans un communiqué adressé à BFMTV ce vendredi, Guillaume Pley nie une partie des faits rapportés dans ces différentes enquêtes, exprimant aussi des regrets sur certains éléments.
L’animateur de 41 ans répond notamment aux propos de deux adolescentes, qui racontent dans Les Inrocks leur relation ambiguë avec lui alors qu’elles étaient âgées de 14 ans, du temps de sa période NRJ dans les années 2010. L’une d’elles évoque ainsi des messages dans lesquels Guillaume Pley l’appelait, parfois tard dans la nuit, « baby », lui demandant « si elle [avait] déjà fait des trucs », ou lui disant qu’elle était « jolie », qu’elle « [devenait] une femme ».
Concours de blagues racistes« Même si ces messages n’émanaient pas tous de moi directement, car tous mes comptes sociaux étaient cogérés avec mon équipe, je tiens à exprimer les plus vifs regrets sur la manière dont nous nous adressions et échangeons avec nos publics, parfois mineurs », a-t-il tenu à précise auprès de BFMTV ce vendredi.
À propos de ses canulars téléphoniques qu’il effectuait entre 20 et 30 ans, versant parfois dans le caractère sexuel, plus ou moins sa marque de fabrique sur NRJ, Guillaume Pley dit par ailleurs qu’« avec le recul, [il] comprend que ces comportements et concepts d’émission puissent choquer aujourd’hui ». Il souligne désormais avoir « 41 ans aujourd’hui, et deux enfants ». « Il est évident que je ne porte plus du tout le même regard sur ces comportements. Ce qui était peut-être acceptable à l’époque ne l’est plus. La société a changé depuis, et en bien », ajoute-t-il.
Enfin, parmi les témoignages d’anciens collaborateurs de Legend recueillis par Les Inrocks, certains mettaient en avant un tableau trônant au milieu de l’open space, sur lequel avait été écrit : « qui sera le plus raciste ? ». Le but était ici d’accompagner un concours de blagues racistes avec un système de points. Des anciens employés se rappellent aussi de blagues sexistes et racistes fusant dans les locaux.
Sur ce point, Guillaume Pley déclare dans son communiqué envoyé à BFMTV « qu’aucun propos raciste, sexiste ou inapproprié n’est accepté au sein de “Legend”, même sous couvert d’humour potache. » « Et si certains propos ou comportements inappropriés ont pu avoir lieu, ils ont fait l’objet de sanctions comme il se doit », assure l’animateur.
Enfin, s’il affirme ne pas chercher « à effacer le passé », Guillaume Pley évoque, à travers les enquêtes récentes le visant, « la volonté manifeste de nuire de certains médias qui préfèrent la caricature et la recherche du scandale au travail factuel ». Il assure « choisi[r] de ne pas céder à cette surenchère et de [s]e concentrer sur l’avenir ».