Selon un sondage publié par Cofidis, 46% des parents se disent en difficulté vis-à-vis des dépenses liées à la rentrée scolaire. En conséquence, ils doivent parfois renoncer à des achats, se tourner vers la seconde main ou vers leur épargne pour financer les fournitures scolaires.
Selon un sondage publié par Cofidis, 46% des parents se disent en difficulté vis-à-vis des dépenses liées à la rentrée scolaire. En conséquence, ils doivent parfois renoncer à des achats, se tourner vers la seconde main ou vers leur épargne pour financer les fournitures scolaires.
La rentrée arrive à grand pas, et avec elle les traditionnels achats de fournitures scolaires. Les parents les moins fortunés commencent déjà à y penser et à s'inquiéter. Selon un sondage* publié ce lundi 3 août par Cofidis, 46% des parents se disent en difficulté vis-à-vis des dépenses liées à la rentrée scolaire.
Cette pression budgétaire nourrit une certaine inquiétude : plus d’un parent sur deux (56%) déclare au moins de temps en temps, si ce n’est souvent, craindre de manquer d’argent pour couvrir les dépenses liées à la rentrée scolaire. Une préoccupation encore plus forte chez les jeunes parents (68% chez les moins de 35 ans) et chez les foyers les moins aisés (61%).
La rentrée représente un lourd poste de dépense : cette année les parents anticipent d'y consacrer 488 euros, en hausse de 79 euros par rapport à 2025. Mais ce chiffre cache d'importantes disparités : comme toute moyenne, elle est tirée vers le haut par "certains foyers qui continuent de consacrer des montants élevés à cette période incontournable".
Seconde main, 3x sans frais...Mais lorsqu'on regarde le budget médian (c'est-à-dire que 50% des foyers veulent dépenser plus et 50% moins), on tombe à 261 euros, contre 239 euros l'an dernier, soit une hausse de 22 euros.
"Cet écart (entre le budget moyen et médian) traduit une réalité contrastée : certains foyers parviennent encore à maintenir leur niveau de dépenses, tandis qu’une part importante des parents est contrainte d’arbitrer davantage", estime Mathieu Escarpit, directeur marketing de Cofidis France.
Selon l'étude, "une part importante des parents limite ses dépenses autant que possible". 69% déclarent devoir se serrer la ceinture pour la rentrée scolaire 2026 (une proportion en hausse de 3 points par rapport à 2025).
Dans ce contexte, les familles sont contraintes à des arbitrages et usent de différentes stratégies pour absorber ce coût. Ainsi, 44% des parents prévoient de réutiliser ou de faire durer les fournitures ou les vêtements qu'ils possèdent déjà. L’achat de seconde main poursuit également sa progression et concerne désormais 41% des parents (+8 points par rapport à 2025).
Ces arbitrages se retrouvent aussi dans la manière de financer la rentrée. Les dépenses liées à cette période sont encore majoritairement absorbées dans le budget courant des familles (42%), mais une part significative des parents doit puiser dans son épargne personnelle (26%). Les solutions de paiement en plusieurs fois sans frais (11%) et le crédit à la consommation (5%) restent minoritaires mais existent malgré tout.
*Échantillon de 357 parents d’enfants scolarisés à la rentrée 2026, issu d’un échantillon de 1009 Français, représentatif de la population nationale française âgée de 18 ans et plus, administré en ligne du 29 mai au 8 juin 2026. Échantillon constitué d’après la méthode des quotas basée sur les critères suivants.