Tenante du titre, Pauline Ferrand-Prévot a vécu un Tour de France Femmes 2026 cauchemardesque jusqu'à un abandon surprise à la veille de l’arrivée. Ses mots, entre maladie évoquée et surcharge suggérée, éclairent une championne en plein doute sans tout révéler.
Tenante du titre du Tour de France Femmes et championne olympique 2024 de VTT cross-country, Pauline Ferrand-Prévot a vécu un Tour 2026 à contre-courant. Grande favorite pour le doublé, la coureuse de Visma-Lease a Bike a quitté la course avant l’arrivée, sans même prendre le départ de l’avant-dernière étape. Dans un long message publié sur Instagram, elle vient de briser le silence : elle explique avoir été malade la veille et avoir dû faire un choix aussi brutal qu’inévitable. À 34 ans, la Française avait pourtant coché ce Tour de France Femmes 2026 pour un doublé historique, sur des routes où elle s’entraîne toute l’année.
Pauline Ferrand-Prévot, de tenante du titre à l’abandonLa défenseure du maillot jaune 2025 a été distancée dès les premières difficultés par Demi Vollering et Marlen Reusser, comme l’a rappelé le site spécialisé Sports.fr. Les jours passant, l’écart s’est creusé au classement général, jusqu’à atteindre près d’un quart d’heure sur Niewiadoma avant la huitième étape.
Au moment de son abandon, elle n’était que 14ᵉ du général, à près d’un quart d’heure de la Polonaise Katarzyna Niewiadoma, tandis que Demi Vollering et Marlen Reusser dominaient les débats. Officiellement, elle était "malade" ; en coulisses, plusieurs voix s’interrogent déjà sur une surcharge d’entraînement et un peloton qui a nettement haussé le ton.
L’abandon sur la 8ᵉ étape et les premiers mots de Pauline Ferrand-PrévotAnnoncé le samedi matin par l'équipe Visma-Lease a Bike, son abandon avant la huitième étape a été justifié quelques heures plus tard sur Instagram. "J’ai dû abandonner la course après être tombée malade vendredi soir. Une décision difficile à prendre, car j’avais vraiment hâte de courir sur les routes où je m’entraîne", écrit-elle. Elle ajoute : "Je n’ai aucun regret, car j’ai donné le meilleur de moi-même chaque jour" et promet déjà de "revenir l’année prochaine plus forte pour retenter ma chance".
Le message frappe surtout par sa lucidité. Pauline Ferrand-Prévot reconnaît que "la préparation a été très intense", mais que son niveau pendant l’épreuve "était loin d’être suffisant pour pouvoir jouer un rôle dans cette course". Elle salue aussi ses rivales : "Chapeau à toutes pour avoir placé la barre très haut dans le peloton. Vous faites toutes de moi une meilleure athlète." Une façon de dire que l’écart se joue désormais sur des détails infimes.
Surentraînement et peloton plus fort : les coulisses d’un Tour ratéSur les ondes de RMC, le sélectionneur de l'équipe de France féminine Paul Brousse, cité par le site Le Tribunal du Net, pointe un autre problème. "Elle a paru physiquement un peu comme l’an passé, affûtée, mais comme les autres aussi", observe-t-il, avant de noter qu’elle donnait "l’impression d’être un peu fatiguée, de ne pas avoir suffisamment récupéré".
Pour lui, le curseur d’entraînement a sans doute été placé un cran plus haut, sans que la phase de repos suive au même rythme. On parle ici de surcharge d’entraînement : quand la charge augmente plus vite que la récupération. Pour Marion Rousse, directrice du Tour, "vous faites les mêmes sacrifices et ça fonctionne moins bien", mais Pauline Ferrand-Prévot "peut être dans la course au maillot jaune dans un an".
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