Avec presque 5 000 entrées enregistrées en juillet, la piscine municipale de Limoux connaît une fréquentation en nette hausse cet été. Entre épisodes de chaleur, tarifs accessibles, activités et équipements, le bassin...
Avec presque 5 000 entrées enregistrées en juillet, la piscine municipale de Limoux connaît une fréquentation en nette hausse cet été. Entre épisodes de chaleur, tarifs accessibles, activités et équipements, le bassin séduit aussi bien les familles limouxines que les vacanciers de passage.
Alors que les épisodes de forte chaleur se succèdent cet été, chercher un moyen de se rafraîchir devient primordial. Cette année, la piscine municipale apparaît alors comme une oasis en plein désert pour les Limouxins qui prennent les bassins d’assaut. Les équipes sur place reconnaissent un pic de fréquentation. Une hausse de près de 60 % comparée à l’année dernière vient confirmer l’attractivité de l’équipement.
Il est alors tout juste 15 heures et, autour des bassins, les transats commencent à se remplir. Quelques enfants s’éclaboussent dans la pataugeoire tandis que les adultes cherchent une place à l’ombre. À cette heure-là, les maîtres-nageurs le savent, la piscine vient d’ouvrir mais le pic de fréquentation est là. "Les gens attendent vraiment pour prendre leur place, se mettre sur un transat, être à proximité des petits bassins", racontent Céline Schmith et Didier Julian, maîtres-nageurs de la piscine municipale. Après ce pic, les arrivées ne s’arrêtent pas pour autant. "C’est un flot continu et régulier jusqu’à quasiment 17 heures", expliquent-ils. Les dernières entrées sont encore possibles jusqu’à 17 h 30, avant l’évacuation des bassins. Même les jeunes vacanciers du camping voisin profitent de cette possibilité. "Des fois, ils arrivent à 17 h 30. Ils n’ont que dix minutes pour se baigner, mais dix minutes, quand on a fait la route, c’est bien. Ça permet de souffler un peu, de prendre un petit moment pour se détendre."
La chaleur comme moteurAvec une température de l’eau qui se maintient autour de 28 °C en moyenne, la piscine constitue forcément un refuge lorsque le mercure grimpe. "De toute façon, on a de plus en plus de périodes de canicule", constate Didier Julian. Les chiffres traduisent cette attirance pour les bassins. En juillet 2025, 3 107 entrées avaient été comptabilisées. Un an plus tard, ce sont 4 966 entrées qui ont été enregistrées. Une progression de près de 60 %. Pour l’équipe, cette fréquentation ne tient toutefois pas uniquement à la météo. "Chaque année, on a souvent les mêmes personnes qui reviennent. Et cette année, on trouve qu’on a un peu plus de personnes extérieures, des vacanciers." Le prix participe aussi à cette attractivité. L’entrée est fixée à 3,40 € pour les adultes et 2,50 € pour les enfants. "Ça permet aussi aux familles qui sont modestes, qui n’ont pas forcément de revenus importants, de profiter en famille sans que ça coûte trop cher. C’est un bon compromis", soulignent les maîtres-nageurs.
Au-delà du rafraîchissement, la piscine semble aussi avoir retrouvé une fonction sociale. "Les gens viennent, ils sont là, ils se rassemblent à côté les uns des autres, ils discutent, ils se retrouvent." Un lieu de rencontre et de partage qui en fait peut être le succès cette année. "Hier, on a fait 200 personnes à l’après-midi. C’est vrai que c’est apprécié."
Des investissements pour préparer l’avenirPrésent sur place, le maire de Limoux, Pierre Durand, observe lui aussi cette fréquentation avec satisfaction. "C’est agréable quand même. Il n’y a pas beaucoup de villes de 10 000 à 11 000 habitants où on retrouve un équipement comme ça", estime-t-il. La municipalité entend d’ailleurs continuer à l’améliorer. Des zones d’ombrage doivent notamment être installées sur la partie gauche de l’espace extérieur. "On s’aperçoit que le soleil est plus fort. Il faut bien trouver des solutions pour que la piscine continue d’être attractive", explique le maire.
Depuis trois ans, près de 200 000 euros ont déjà été consacrés à différents travaux. Réfection du bassin et de son étanchéité, remplacement du carrelage, interventions sur la machinerie et réparation d’infiltrations ont déjà été réalisés. "La piscine a un peu plus de 60 ans. Elle n’est pas toute jeune non plus. Forcément, il y a des choses qui se dégradent." ajoute le maître nageur, Didier Julian. La ville se tourne aussi vers le bassin intérieur, en activité tout le reste de l’année. Elle travaille sur un projet de géothermie destiné à chauffer l’eau de la piscine. De quoi permettre à cet équipement sexagénaire de continuer à faire des vagues encore longtemps.