La région a fait un très bon mois de juillet, en progression de 4 points en un an, à l'inverse par exemple de l'Ardèche, de la Vendée ou de la Corrèze.
La région a fait un très bon mois de juillet, en progression de 4 points en un an, à l'inverse par exemple de l'Ardèche, de la Vendée ou de la Corrèze.
Publié le 14/08/2026 09:31
Temps de lecture : 3min
Front de mer, Dunkerque, août 2026. (CAROLINE FELIX / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
Dans les Hauts-de-France, le tourisme représente 96 000 emplois salariés dans le tourisme, soit 6,2% de l'emploi régional.
Dans les environs de Dunkerque (Nord), Maryline Maes, la gérante du camping de la Hooghe Moote croule sous les appels de clients. "Je n'ai jamais vu autant de monde à la fois, assure-t-elle. J'ai beaucoup de demandes internet, je n'arrive pas à les traiter. Ce sont tous les vacanciers qui viennent pour un ou deux jours."
Son taux de remplissage est de 100% et pour aller installer une cliente, elle monte sur sa voiturette et remonte les allées à toute vitesse. Marie-Claude, une retraitée de l'Aisne, a"préféré le Nord cette année, explique-t-elle, pour éviter la chaleur."
"On a moins chaud et avec la mer pas loin, c'est super !"
Marie-Claude, retraitée en vacances
à franceinfo
La fraîcheur est évidemment l'attrait premier de la région et juste derrière, il y a le sens de l'accueil. Franck, un camping-cariste breton, témoigne : "Je me sens à ma place, ici, c'est simple, sympa, pas de chichis, le Nord a de grandes qualités. Ça va faire comme la Bretagne, prédit-il. La mer, l'autre jour, était à 22 degrés. C'est ce qui s'est passé en Bretagne, avant l'eau était froide, maintenant elle est chaude, du coup, c'est l'invasion."
Jean-Jacques et Marie-Carole découvrent le Nord à vélo. Ils apprécient que ça ne soit pas encore saturé. Ils se sentent moins pressés par le temps, pas de problème pour se garer. "Il n'y a pas de contrainte et c'est sympa", se réjouit Jean-Jacques. C'est aussi l'occasion de découvrir la cuisine flamande et autres spécialités d'une région qu'ils ne connaissaient pas.
Grégory, qui loge un peu plus loin, est du coin. Il tient une agence de voyages à Lille. Face à la demande, il propose des circuits locaux : "De plus en plus de touristes viennent découvrir notre région. On essaie d'aller vers les campagnes et découvrir les traditions."
"Le best-seller reste la Côte d’Opale, les Flandres aussi, pour visiter notamment des conserveries, des chocolateries."
Grégory, gérant d'une agence de voyages à Lille
à franceinfo
D'ailleurs le camping de la Hooghe Moothe a une histoire, celle de Françoise Maes qui l’a créé autour de sa ferme. "Ici, c'est l'ancien grenier à grains pour le bétail", montre-t-elle. À côté, une salle de réception et une cuisine, dans laquelle on prépare une carbonade flamande au pain d'épice moutardé.
Le tourisme dans la région est aussi porté par les étrangers, avec une hausse de 25% en juillet par rapport à l'année dernière. Au Camping de la Licorne, tout près de la mer, ils sont très nombreux. "Surtout des Néerlandais, Allemands, Belges, explique Gaëlle Sergent la directrice, les Français sont quatrièmes."
Le camping propose une animation dans la piscine, des bungalows climatisés avec lave-vaisselle, un standing qu'apprécie cette Néerlandaise, qui est aussi venue pour la plage : "Il ne fait pas trop chaud et, avec les feux dans le sud de la France, on a bien fait de réserver ici", dit-elle.
La clientèle du Benelux est attirée par les plages généreuses et aussi par les moules : "Elles sont moins chères, autour de 17 euros, contre 23 à 25 euros en Belgique", explique ce couple qui s'applique de la crème solaire.
Ils iront peut-être au Roi de la Moule, à Malo-les-Bains. "C'est une clientèle qui a un pouvoir d'achat bien supérieur, témoigne Maxence, le gérant. Les Belges, Anglais, Allemands, ont vraiment cette façon de déjeuner ou de dîner avec entrée-plat-dessert, des apéros et du vin."
Sur le front de mer, la promenade a été refaite il y a quelques années, avec des cabines. Mais celles-ci peinent à masquer, à gauche, l'imposant port et son halo brunâtre. "Il faut regarder devant et pas trop sur les côtés", plaisante Maxence, qui est Dunkerquois.
Tout s'est fait post-covid, raconte-t-il : "Ça a vraiment changé complètement, que ce soient les Lillois ou les Parisiens qui sont venus. C'est impressionnant."
Depuis, la région a en plus bénéficié de grands événements qui ont attiré du monde, comme un rassemblement des plus beaux voiliers du monde, qui avait rassemblé près de 500 000 personnes, ou le Tour de France.
Des rendez-vous à multiplier toute l'année, pour maintenir une fréquentation au-delà de l'été, explique-t-on à la région Hauts-de-France.
Voir tous les contenus grands formats
À regarder