Face à la colère des sapeurs-pompiers, qui a pris de l'ampleur ces dernières 24h, le gouvernement essaie tant bien que mal de reprendre la main.
Face à la colère des sapeurs-pompiers, qui a pris de l'ampleur ces dernières 24h, le gouvernement essaie tant bien que mal de reprendre la main.
Publié le 14/08/2026 08:44
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Les marins pompiers de Marseille, photo d'illustration (Gilles BADER / MAXPPP)
Les cellules interministérielles de crise consacrées aux incendies n'auront pas suffi à calmer le jeu, et le déplacement du premier ministre Sébastien Lecornu, lundi 17 août en Gironde, deux semaines après le méga-feu qui a ravagé la région, n'y changera sans doute pas grand-chose.
Les neuf syndicats de sapeurs-pompiers, qui ont été reçus hier par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, sont bien décidés à faire plier le gouvernement pour obtenir davantage de moyens financiers et humains. Le bras de fer avec l'exécutif est désormais engagé, puisque l'intersyndicale, qui représente les soldats du feu professionnels, a notamment annoncé une grande journée de mobilisation, le 29 septembre.
Pour éviter le pire, le gouvernement tente de gagner du temps. À la sortie de la réunion entre les syndicats de pompiers et leur chef opérationnel, le ministre de l'Intérieur a fixé un calendrier pour imposer son propre tempo et a donné rendez-vous aux pompiers en fonction de deux temporalités. Le projet de loi de modernisation issu du Beauvau de la Sécurité civile leur sera présenté le 8 septembre. Dans un deuxième temps, cet automne, lorsque le budget 2027 sera débattu au Parlement et dans lequel pourraient figurer, selon les promesses du ministre, des financements supplémentaires à destination des services départementaux d'incendie et de secours (les Sdis), avec un budget global de la Sécurité civile qui devrait lui aussi augmenter. Mais aucun chiffre n'a été donné.
C'est une stratégie risquée, car la saison des incendies est loin d'être terminée et que les pompiers, pour certains exténués, ne peuvent pas se permettre d'attendre les délais fixés et promis par Laurent Nuñez. Le risque aussi pour le gouvernement, c'est que le mouvement des pompiers s'enlise et qu'il soit récupéré par les oppositions politiques, pour faire campagne, à huit mois d'un scrutin électoral majeur : la présidentielle de 2027 bien évidemment.
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