Les débuts de Concorde semblaient prometteurs mais pour devenir rentable, il lui fallait l’autorisation de desservir New York. A condition que l’avion ne soit pas trop bruyant… Un match avec ses concurrents, raconté ici le 31 mai 1976.
Le 14 juin 1974, le Concorde d’Air France, parti de Boston 80 minutes plus tôt, atterrit à l’aéroport de Miami. PHIL SANDLIN/AP/SIPA
En prenant Concorde pour se rendre aux Etats-Unis, Giscard, rendons-lui cette justice, avait magnifiquement préparé le terrain. Les grincheux qui attendaient l’appareil supersonique à la base d’Andrews étaient repartis d’autant plus déçus que Pierre Dudal, le commandant de bord, avait pris toutes les précautions nécessaires pour faire atterrir son oiseau comme dans un souffle. Et les Américains, toujours pragmatiques, avaient retenu une chose : « Votre président a mis trois heures et demie pour venir nous voir. Il faudra huit heures au nôtre pour qu’il vous rende la politesse. »
Bref, on sentait qu’un déblocage s’opérait. Deux sondages ne venaient-ils pas de révéler qu’une majorité de citoyens se prononçaient en faveur de l’appareil ? Le gouverneur du Texas n’avait-il pas demandé au président de la République : « Nous voulons des vols réguliers de Concorde à Houston » ? Et …

Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Offre d’été :
À partir de 2,99€/mois