Au cœur de Sils-Maria, village suisse mythique, une ancienne auberge restaurée invite à une retraite raffinée, loin du bruit et de la fureur.
Esprit brut, mais tout en élégance à l’hôtel Chesa Marchetta, pensé par un couple de galeristes suisses. DAVE WATTS/CHESA MARCHETTA
Dans le train qui file vers Zurich, Kristen Stewart indique à Juliette Binoche qu’il leur faudra, après l’arrivée, encore deux heures trente de trajet pour atteindre Sils-Maria. Ce village suisse niché dans la vallée de l’Engadine donne son nom au film d’Olivier Assayas, tourné en 2014. Sils se mérite. C’est encore aujourd’hui un long périple pour espérer toucher du doigt la plénitude dont parlent ceux qui ont foulé les sentiers de cette nature envoûtante. « Il me semble avoir trouvé la terre promise… pour la première fois une sensation de soulagement… je veux rester longtemps ici », écrit Friedrich Nietzsche à sa sœur, Elisabeth, en 1879 quand il découvre les lieux pour la première fois.
Ici, nul besoin de spa, les lacs turquoise et les rivières argentées, les randonnées dans les alpages fleuris, tapissés de fleurs sauvages, l’air pur et vivifiant sont des élixirs de jouvence. Simplicité, voire une certaine rusticité, c’est le parti pris de l’hôtel Chesa Marchetta, situé au cœur du …

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