Conduite sans permis en état d’ivresse, transport d’arme, délit de fuite après accident, menaces et violences sur policiers et résistance à l’interpellation. Le jeune conducteur a frôlé le Guinness book.
Conduite sans permis en état d’ivresse, transport d’arme, délit de fuite après accident, menaces et violences sur policiers et résistance à l’interpellation. Le jeune conducteur a frôlé le Guinness book.
Il est 1 h 40 en cette nuit du 1er août quand la police de Perpignan est appelée sur les lieux d’un accident de circulation. La voiture en cause a continué sa route après avoir percuté deux véhicules. Les agents la retrouvent non loin de là, très abîmée. Dans l’habitacle deux personnes se disputent. Un hachoir est posé entre les sièges. Le conducteur refuse de sortir du véhicule, il insulte sans retenue les policiers. Quand il en est extrait sans ménagement, les injures redoublent. Il donne des coups de pied en visant les parties les plus sensibles de l’anatomie. Son ivresse ne fait aucun doute et il conduit malgré un permis annulé.
Il va sans dire qu’il y a là de quoi l’envoyer illico devant un tribunal.
"J’avais commencé à boire car j’avais une rage de dents et…" Et puis il ne s’est pas arrêté.
"Pourquoi ce hachoir ?" s’enquiert la présidente.
"J’ai travaillé en cuisine, c’est pour couper les aliments".
"Ah, entre les sièges ? !"
Le prévenu est déjà sous sursis probatoire pour des faits presque identiques.
"Que comptez vous faire ?"
"Me soigner."
"Vous avez déjà eu une obligation de soins. Ici, on voit passer des familles en pleurs parce qu’un alcoolique au volant a tué l’un des leurs !"
Le procureur demande 10 mois dont 4 mois de sursis probatoire. "Une ultime chance".
En défense, Me Chassonnaud décrit un jeune homme fragile qui nécessite des soins pour favoriser sa reconstruction après une rupture familiale et pour contrer ses addictions.
Ce sera 6 mois aménageables et 6 mois de sursis probatoire avec obligation de soins psychiatriques et d’addictologie.