Un individu de 22 ans originaire de Toulouse a été arrêté, dimanche 19 juillet, après s'être filmé en train de sauter du célèbre Pont du Gard. L'homme s'est défendu en affirmant pratiquer le døds, un sport extrême...
l'essentiel Un individu de 22 ans originaire de Toulouse a été arrêté, dimanche 19 juillet, après s'être filmé en train de sauter du célèbre Pont du Gard. L'homme s'est défendu en affirmant pratiquer le døds, un sport extrême venu de Scandinavie.
Sa tentative, aussi impressionnante que dangereuse, aurait pu avoir d'autres conséquences. Mi-juillet, un Toulousain a été arrêté après un saut vertigineux d'une vingtaine de mètres depuis le Pont du Gard. La séquence, diffusée sur les réseaux sociaux, a eu sa résonance auprès des internautes. Mais cela n'a pas empêché le jeune cascadeur d'être conduit à la gendarmerie de Remoulins et de payer une amende de 100 euros.
Une pratique née en NorvègeDerrière cet acte transgressif se cache en réalité une discipline norvégienne bien codifiée, que l'on nomme "døds" (prononcez "deuts"). Aussi surnommé "plongeon de la mort", ce sport consiste à se lancer d'une haute altitude - minimum dix mètres - en faisant semblant d'atterrir dans l'eau en plat. Puis, au dernier moment, l'athlète se met en boule pour amortir le choc lors de l'entrée dans l'eau.
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Le succès est tel qu'une Coupe du monde de døds est organisée chaque année depuis 2008 en Norvège, non loin d'Oslo. Actuellement, le record du monde est détenu par un plongeur allemand, qui s'était élancé d'une hauteur de 48,7 mètres.
"Si ça se passe mal, ce sera de notre faute"Shaï Hao, le Toulousain sanctionné après son saut dans les eaux du Gardon, avoue pratiquer le "døds" depuis dix ans. "Ce que j'aime, ce sont ces moments où je vais avoir besoin de 100 % de concentration, d'être vraiment moi, de mettre mon cerveau en pause", explique-t-il à ICI Gard Lozère. "On sait ce qu'on risque et on joue au jeu, si ça se passe mal, ce sera de notre faute."
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Sébastien Arnaux, le directeur du site du Pont du Gard, a quant à lui fustigé ce geste : "J'ai toujours en souvenir le saut de ce jeune homme qui, l'an dernier, a fait un plat et terminé à Caremeau (l'hôpital de Nîmes, NDLR)", rappelle-t-il au média local. "Il ne faut pas qu'une sortie à la rivière se termine par un drame." Lors des compétitions officielles, un gros dispositif de sécurité (plongeurs, ambulances, médecins) est mis en place pour éviter les drames.